Du retard français et des moyens de le combler
La France est l'un des pays les plus représentés dans Second Life, il existe une communauté francophone très active qui aide les nouveaux arrivants à prendre leurs marques, les médias se font régulièrement l'échos de cet univers bouillonnant, la campagne présidentielle dans Second Life a été suivi dans le monde entier. Derrière ce tableau qui pourrait paraitre idyllique se cache une réalité moins réjouissante, les entreprises françaises sont quasiment absentes de la scène virtuelle.
L'Atelier Numérique de BNP Paribas et Dior Joaillerie avaient pourtant indiqué le chemin dès le mois de janvier. Le mois de février a vu l'arrivée d'une web-agency, ebéo, et de Christophe Blazquez RH. En mars c'était Jean-Paul Gaultier qui menait une belle opération de communication, ce même mois, l'INSEAD annonçait son campus virtuel. L'Oréal a effectué une opération intelligente en avril, le projet de l'agence Carré Bleu Marine est magnifique. Les élèves d'In'Tech INFO suivent des cours de langue. Renault F1 aura bientôt sa présence dans Second Life avec un projet semble-t-il très ambitieux. Dans quelques jours ce sera la Fédération de la Plasturgie qui s'installera. Bravo pour toutes ces initiatives.
Au vu de cette liste finalement pas si courte que cela on pourrait se dire que nos entreprises sont dans la bonne direction. Et pourtant lorsque l'on voit les secteurs les actifs dans Second Life à savoir la banque, l'automobile, le secteur IT, les RH, le tourisme, la culture ou bien encore l'éducation on se rend compte qu'un retard est déjà en train de s'installer. Où sont les banques, les constructeurs automobiles, les entreprises du secteur IT, les collectivités, les organisations chargées du développement touristique ou économique, les entreprises de formation, les ressources humaines, nos universités et nos grandes écoles, où est le secteur agro-alimentaire, la grande distribution ou bien encore le secteur culturel ?
Face à cet état de fait, on peut avoir deux attitudes. La première bien française, consiste à se plaindre, en répétant nos entreprises sont nulles, elles ne comprennent rien à rien et que nos médias ne savent pas communiquer. La seconde est de faire bouger le marché, nous sommes nombreux en France à agir pour que notre pays soit beaucoup plus actif dans les univers virtuels. Des agences de conseil émergent, la France possède l'une des deux agences spécialisées dans les études marketing, on est quelques uns à évangéliser le marché, en bloguant, en évoquant ce sujet auprès de prospects, en participant à des événements. Bref, on se bouge et c'est très bien, il faut continuer.
Mais est-ce suffisant ? Je ne le crois pas. Il me semble nécessaire d'aller plus loin. Pourquoi ? Mettons nous à la place d'un manager qui aurait envie d'initier un projet quelque peu ambitieux, comment va-t-il s'informer, comment va-t-il échanger avec ses pairs, comment va-t-il trouver une agence apte à lui faire une offre complète ? Nos entreprises ne comprennent peut-être rien, mais le marché, côté offre, est-il à la hauteur ? Où se tourne Renault pour monter son projet SL, pas vers une agence française mais américaine.
Le premier constat est que de nombreux pays ont déjà connu ont vont le faire prochainement des conférences dédiées aux usages professionnels des univers virtuels. Ces conférences ont le mérite d'apporter une visibilité auprès des décideurs et des médias. Pourquoi ne pas organiser une grande conférence sur une thème à l'automne ?
Le deuxième constat que je fais est que l'offre est très atomisée. Nous sommes tous à ramer pour décrocher des contrats. Pourquoi ne pas se structurer pour porter une offre ambitieuse apte à rassurer des décideurs ?
Il me semble important d'en discuter, j'en ai déjà parlé à Dan Benzakein (Extralab). Peut-être à Paris début juin ?
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ah... se structurer entre sociétés qui n'ont pas les mêmes intérêts et qui font la même chose... pas facile. C'est l'éternel débat dans tous les secteurs de l'industrie.
La vérité c'est que chaque société doit créer une offre valable et regrouper les compétences qui vont bien, quitte à effectivement opérer à des regroupements (plus que d'hypothétique partenariats qui finissent toujours à exploser en vol).
Je serai à Paris vendredi prochain, dispo pour en discuter.
Rédigé par:David Castéra | le 18 mai 2007 à 12:59
j'adhere à ce constat
il y a des deux:
des annonceurs qui souhaiteraient integrer SL mais parfois plus comme un passage d'ordre d'espace media et comme le ROI est difficile à évaluer et que la masse d'utilisateurs est encore minimale, la présence "esprit être le premier de son secteur" et le buzz sont privilegiés.
Les dimensions stratégiques moyen long terme ne sont pas comprises. Le galop d'essai est de mise.
Il y a aussi tous les systemes de validations d'une grande entreprise, il se peut qu'un responsable web envisage un beau projet mais que l'accord groupe ne vienne pas. Ou que le projet change radicalement du fait des aspirations de la société.(crédibilité du prestataire en jeu)
En face l'offre est trop floue.
Il y a un travail d'évangelisation énorme à réaliser et aujourd'hui le champs des possibilités et aussi des contraintes est un passage obligé pour faire comprendre ce monde à un annonceur.
Par contre il faut que tout le monde joue le jeu et un annonceur ou une agence importante qui commandent un projet Sl se doivent d'y avoir fait un peu d'observation (creation de compte, avatar, temps passé dans sl, benchmark concurrence...).
Je trouve que SL est un echappatoir pour un responsable ou directeur marketing, c'est veritablement quelquechose ou la dimension creative et marketing peut leur permettre de montrer une facette de leur talent assez sympa à travailler.
Si j'etais actuellement à un tel poste, j'aurais déjà installé mon entreprise par moi même sur SL.
En effet il y a beaucoup de secteurs non présents mais si les décisions prennent du temps pour une structure importante ce n'est pas la même chose pour une entreprise internet ou agence et là pas grand monde non plus.
Comme le disait Fred cameron, ce constat est identique sur la non présence de petit labels de musique. Là aussi j'aurais un label, j'y serais.
ensuite il est aujourd"hui très difficile de mettre un concept différenciateur qui est pourtant la marque de réussite dans cet univers. Sur un espace comme celui ci c'est l'idée qui prime et sa réalisation ceci conjugué à l'etonnement. Avec tout ce qu'il y a dans SL, il faut impérativement se différencier ce qui demande une stratégie, un concept, une compréension des objectifs et une prise de risque.
Une grosse différence, un résident aujourd'hui est plus puissant qu'une agence qui accompagne un annonceur car il est libre et travail sans contrainte et comme le temps est imcompressible , il avance plus vite.
question :
Dois je accompagner des marques RL au risque de m'arracher les cheveux ou dois je créer des marques SL en ayant le choix de mes visions marketing ?
Dans l'Internet, aucune librairie ne voyait un interêt à vendre des livres sur ce nouveau truc d'internet et puis un pure player est arrivé: Amazon
depuis le pure player s'est imposé et diversifié.
Si SL s'impose, le risque des marques RL est de se faire prendre des positions et des parts de marché face à des individus ou des coopération de résidents.
Rédigé par:gromike | le 18 mai 2007 à 13:38
@David : nous n'avons pas d'intérêt divergent, nous avons tous intérêt à voir les entreprises de plus en plus présentes dans SL. Le fait que nous fassions la même chose est heureux, cela veut dire qu'il dire que nous croyons à ce marché. Arrêtons de penser qu'en restant tous dans notre coin, le marché se développera plus vite, c'est exactement le contraire. Cela ne veut pas dire signer des partenariats pour le plaisir d'en signer, je suis de ton avis pour dire que cela ne mène jamais à rien. Les partenariats se font d'abord sur le terrain. Malheureusement je serai vendredi prochain à Strasbourg pour une conférence...
@gromike : le fait qu'une entreprise y aille prudemment est tout à normal, je suis d'accord avec toi, c'est le discours que je tiens sans arrêt. Le ROI est plus que discutable si ce n'est pour une opération de de buzz qui ne coûte pas bien cher. Sur les la vision à long terme qui n'est pas bien clair, je suis encore d'accord avec toi, nous faisons tous du travail d'évangélisation. Mon propos dans cette note était de dire qu'il y avait tout de même quelque chose à faire pour aller plus vite, c'est l'idée de la conférence. Aux Pays-Bas des entreprises vont payer jusqu'à 2000 euros pour 2 journées de conférence. Pourquoi en France il ne serait pas possible de monétiser cette évangélisation ? Ta question concernant l'importance que pourrait prendre une marque SL vis-à-vis d'une marque RL est intéressante. J'imagine que cela pourrait arriver dans certain cas mais dans le cas que tu évoques, le livre, je n'arrive pas à penser qu'Amazon pourrait disparaitre faute à nouvel entrant RL sur le marché. La chaine logistique à mettre en oeuvre est terriblement complexe que ce soit dans SL ou sur internet, donc tout va dépendre des barrières à l'entrée.
Vous ne m'avez pas répondu à la question de la création d'un événement à l'automne ?
Rédigé par:Stéphane Bayle | le 18 mai 2007 à 16:32
amazon est un exemple de pure player sur un marché, mon propos n'a rien à voir avec son remplacement ou l'installation de librairie sl.
je ne prends pas l'exemple du produit mais celui d'un acteur qui crée sa marque dans un nouveau territoir et qui s'impose mass market.
Cela peut être un produit ou une killer-application purement techno...
pour la création d'un événement à l'automne:
why not mais qui sait ce que je ferais et où ira SL ?
après Dan a des contacts Lindeniens, David est proche de Loic qui a organisé une conférence avec un line-up d'intervenants internationaux web...
Rédigé par:gromike | le 18 mai 2007 à 17:14
Concernant Loïc, je suis plus que réservé, à partir du moment ou Loïc est dans la boucle, ce ne sera plus notre évènement mais le sien... Je sais qu'il prépare une nouvelle édition du Web3, mais le public n'est pas le même, les participants du dernier Web3 n'étaient pas des entreprises clientes mais la blogosphère, des investisseurs et des start-ups.
J'ai discuté avec Dan, je pense qu'il nous faut 2 guests stars, un Linden et un représentant d'une agence US pour avoir la vision du marché américain.
Rédigé par:Stéphane Bayle | le 18 mai 2007 à 17:24
je suis ok pour réfléchir à l'organisation d'une conférence... qu'elle s'adresse au grands mais aussi aux plus modestes...
Je suis de ceux qui prédisent au web et aux univers virtuels un avenir dans la proximité.
Réfléchissons-y rapidement !!! On commence quand ?
Rédigé par:David | le 18 mai 2007 à 17:52
le point number one est le financement. Il peut venir soit des participants, des néerlandais sont prêts à payer jusqu'à 2000 euros pour assister à une telle conférence. On peut aussi réfléchir à du sponsoring pour abaisser le ticket d'entrée, je vois IBM la semaine prochaine, je taterai le terrain avec eux. Je pense également à Sun qui mise également beaucoup sur les univers virtuels mais aussi à Linden Lab et Repères, tous 2 sponsors de la prochaine SL community convention à chicago
ps : Laurent Heckmann, Andrea Media vient de me donner son accord par mail à propos de cette conf
Rédigé par:Stéphane Bayle | le 18 mai 2007 à 18:15
Voici quelques éléments de réflexion :
- date : fin octobre, debut novembre (a préciser en fonction d'autres événements du style salon web marketing et autre)
- durée : 1 ou 2 jours ?
- lieu : Paris pour toucher des décideurs de grands comptes
- cibles
1/ annonceurs, responsables marketing/comm, DRH (recrutement+e-learning),
2/ secteurs : banque, automobile, formation, collectivités, culture, etc...
- Budget pour :
1/ louer une salle (300 personnes ?)
2/ e-mailing
3/ faire venir au moins 1 guest star US
4/ traiteur
5/ connexion internet
6/ les personnes actives dans l'organisation ne doivent pas travailler à perte
- financement, un mixte de :
1/ sponsoring (IBM, Sun,...) mais aussi média (Stratégies, CB news,...)
2/ ticket d'entrée, les neerlandais font payer 2000 euros une conf de 2 jours, un séminaire benchmark group d'1 journée c'est 890 euros
- ébauche de programme
1/ une guest star américaine, Linden Lab ?
2/ témoignages clients
3/ des prestataires
- en parallèle de la conf, un espace démo est à prévoir
- pour éviter de s'envoyer des mails dans tous les sens, un wiki serait le bienvenu.
- il serait bon que les grandes lignes soient finalisées d'ici l'été pour commencer à communiquer le plus rapidement possible
Rédigé par:Stéphane Bayle | le 18 mai 2007 à 19:03
Je comprends bien que le billet "vise" surtout les "grandes" entreprises et les "grandes" organisations françaises. Mais le titre "Du retard français..." me semble trompeur parce que trop général. Il y a un bon nombre d'initiatives entrepreneuriales françaises dans Second Life. Il y a des investissements financiers. Et il y a aussi un fort investissement créatif, dont la valeur qualitative est incomparable.
En ce qui concerne l'organisation d'un événement dédié - à mon avis, il ne faudrait surtout pas oublier Second Life : possibilité de participer depuis SL, interactions et échanges entre participants RL et participants SL, etc.
Rédigé par:Wangxiang Tuxing | le 19 mai 2007 à 11:12
Je suis d'accord avec toi pour reconnaitre que la création made in France se porte bien dans SL, ceci étant j'ai quand même du mal à chiffrer les investissement que tu évoques. Mais il me semble qu'en te lisant qu'il y a peut-être une différence entre nous de la définition du concept d'entreprise. Pour moi il s'agit bien d'entreprise inscrite au registre du commerce, maintenant que des personnes aient une approche entrepreneuriale en montant des business purement SL, c'est bien mais ce n'est pas la cible que j'ai en tête. Le message que je souhaite que l'on fasse passer est que SL n'est pas réservée au CAC40 mais que les PME peuvent y avoir un intérêt soit en y allant en direct soit par l'intermédiaire de leurs organisations professionnelles. Je trouve en ce sens l'initiative de la Fédération de la Plasturgie tout à fait remarquable.
Dans mon esprit il était clair dès le début que cet évènement doit avoir son pendant virtuel, mais c'est bien que tu en parle. Cela apportera de la crédibilité quant au fait que SL peut être un très bon espace pour des événements du type conférence, séminaire, foire ou salon.
Rédigé par:Stéphane Bayle | le 19 mai 2007 à 11:34
Je suis interessé par cet événement !
Il est vrai que les managers (DG...) ont un peu de mal a comprendre l'interet de Second Life outre le Buzz!
Rédigé par:niroba | le 21 mai 2007 à 21:31
Je prépare en ce moment mes slides pour une conférence web 2.0 et SL qui aura lieu à Strasbourg le 25 mai, l'ensemble des slides sera disponible sur ce blog le plus rapidement possible après la conférence. J'espère que ces supports vous apporteront quelques informations sur le potentiel des univers virtuels pour le management. Potentiel qui ne fera que s'accroitre dans les années à venir. Si il n'y avait que le buzz, cela n'irait pas bien loin et à vrai dire cela ne m'intéresserait pas.
Rédigé par:Stéphane Bayle | le 22 mai 2007 à 14:24
Bonjour Stéphane,
J'organise demain soir une conférence à 20h à l'ebeoplex sur la génération Y, comment la manager, comment la recruter ?
En comptant te revoir inWorld à cette occasion.
Bonne continuation
Christophe Blazquez
Rédigé par:christophe blazquez | le 27 juin 2007 à 13:42
Bonjour je me suis inscrite gratuitement sur second life hier et j avoue ke j etais completement paumée personne ne savais ou aller puis aujourd hui j ai decouvert d autre villes le problem c ke dans les autres villes les citoyens sont deja avancer et on de l argent donc ce k il veulent moi je ne peu pas me permettre de payer dans le jeu car je n ai pas beaucoup d argent dans la vrai vie....
Je voulais savoir si il y avais des moyens pour les gens pauvres dans second life et si il y avais une possibilité de communiker sans parler anglais merci de vos reponses d avance!
Rédigé par:Psyk/Ash | le 07 septembre 2007 à 23:39
Que vous soyez complètement perdu est tout naturel, il est vrai qu'arriver dans SL c'est un peu comme débarquer sur une planète lointaine...
Je tiens à vous rassurer, il est tout à fait possible de faire beaucoup de choses dans SL sans dépenser le moindre argent, des événements sont ainsi régulièrement organisés.
Il existe une communauté française très active qui pourra vous aider utilement. Vous cliquez sur carte (en bas à droite) pour faire afficher la carte du monde puis vous tapez gaia, enfin cliquez sur recherche puis sur téléportation et vous voilà dans une zone francophone.
Bonne chance
Rédigé par:Stéphane Bayle | le 08 septembre 2007 à 18:10