Plusieurs annonces me font penser que Second Life pourrait devenir un outil à intégrer dans une campagne de communication et de promotion pour des villes, des régions et des pays.
J'ai déjà évoqué le cas de la ville de Manchester City, depuis lors j'ai appris que l'île de Galveston au Texas allait ouvrir son pendant virtuel en mai prochain. L'initiative pilotée par le Convention & Visitors Bureau, ce doit être l'équivalent d'un office de tourisme en France, permettra, selon Jim Cordell, le vice president and chief creative officer du bureau, "aux visiteurs de se rendre dans une réplique de la région et de pouvoir faire des visites virtuelles guidées, de connaître l'histoire de Galveston, de regarder des vidéos sur le tourisme dans l'île, de fournir des avis et d'interagir avec des amis virtuels du monde entier". L'avancement des travaux est visible sur un forum.
La ville de Cleveland démarre en ce moment un projet, Cleveland 2.0, visant à définir le futur de la ville, une des idées avancées est de profiter de Second Life pour permettre aux habitants de la région et aux visiteurs du monde entier d'expérimenter Cleveland. Les parties prenantes seront très variées puisque couvrant à la fois la culture, l 'éducation ou le commerce. La première réunion de définition aura lieu le 16 mars prochain, l'ouverture du Cleveland virtuel n'est donc pas pour tout de suite.
A l'occasion du prochain CeBIT, la ville de Hambourg aura également un stand virtuel. L'idée du projet est venue de METABOYS, une association de quatre agences présentes dans les domaines des relations publiques, des jeux, de la publicité de marque et d'Internet, il se fait en coopération avec Hamburg@work, un réseau de 2500 membres visant à promouvoir Hambourg dans le domaine des médias, des technologies de l'information et des télécommunications.
La Toscane est je crois la première région au monde, la première d'Italie en tout cas, à s'installer dans Second Life. Le portail officiel de la région explique que les visiteurs y verront des momuments comme le Dôme de Florence, la Tour de Pise, la Piazza del Campo ou le Ponte Vecchio. Je crois avoir compris, mon italien est proche du zéro absolu, qu'une boutique sera également intégrée.
Le seul pays du monde à avoir une présence dans SL est la Suède qui a annoncé il y a quelques semaines l'ouverture d'une ambassade, en fait un point d'information sur ce pays.
Personnellement j'aimerai bien voir la France faire la promotion de ses technologies et de son attractivité pour les investisseurs étrangers plutôt que du camenbert ;-)
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Bonjour stéphane,
c'est marrant ça, je suis justement en train de préparer un treck pour demain avec une soixantaine de professionnels du tourisme...
j'en ferai un petit compte rendu.
A bientot
Rédigé par : David | 14 mars 2007 à 17:52
Excellent article.
Je partage ton point de vue et je pense que les territoires ont des ressources très importantes à offrir en terme de services transactionnels, d'informations géolocalisées, etc. Sans compter que les territoires peuvent mobiliser des moyens concrêts (vidéoprojecteurs en salle de réunions, maisons de quartiers...) pour utiliser SL d'une autre manière.
Certains sont mêmes modélisés en 3D comme Rennes ou Cannes en France.
Le champ public devrait donc rapidement investir sinon SL, du moins les mondes virtuels.
A noter un nouveau blog alimenté par Billy Barrymore et intéressé par toute info sur cette question des "vrais" territoires dans le virtuel :
http://metalab3d.blogspot.com
Hugo
Rédigé par : Hugibiwan Zolnir | 03 mai 2007 à 10:31