François de la Brosse, le responsable communication de la campagne de Nicolas Sarkorzy, a très récemment déclaré lors d'un entretien à Métro son opposition à Second Life, "notre campagne et les thèmes que nous abordons n'ont rien de virtuels, ils sont bien réels."
Cet argument que je lis assez régulièrement est confondant de bêtise et d'ignorance, puisqu'il sous entend que la virtualité s'oppose à des résultats tangibles. C'est oublié que le marché mondial de la réalité virtuelle représentait tout de même 43 milliars de dollars en 2003 (source CyberEdge Information Services).
Dans son secteur qui est le sien, la communication politique, il devrait également se tenir au courant de ce qui se passe aux Etats-Unis dans le cadre de la course aux investitures pour la campagne présidentielle. Les candidats démocrates John Edwards et Barack Obama sont déjà actifs dans Second Life pour un job à responsabilités bien réelles, d'autres candidats devraient suivre.
Je ne suis pas naïf au point de croire que les univers virtuels sont déjà matures pour peser d'un poids quelconque dans une campagne électorale, mais François de la Brosse a perdu l'occasion d'expérimenter officiellement un nouveau terrain de socialisation.
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Yves Jégo avait eu à peu près les mêmes mots au sujet de Second Life : "Pour nous, la campagne va se dérouler dans la vie réelle avec des vrais gens, pas des avatars", une formule quasi identitique avait aussi été employée par Loïc Le Meur au départ, il s'agit à mon avis d'une même consigne (qui semble exliquer la "non-officialisation" du QG virtuel)
Rédigé par: Palpitt | 13 mars 2007 à 12:26